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Lundi 25 janvier 2021

Le bonheur : la leçon de Chagall

Au travers de son portrait de la vie paysanne, Chagall nous rappelle que le bonheur ne peut se réduire à un simple état d'esprit, à une simple décision. Un environnement relationnel et matériel minimal lui est nécessaire. En dessous d'un certain seuil de solitude et de précarité, on ne peut se préoccuper que de sa survie : avoir faim, froid, être seul, craindre pour son existence, tout cela ne permet pas de penser au bonheur. Le mieux que l'on puisse alors espérer, c'est une pause dans le malheur et la souffrance : un soulagement, pas du bonheur. Ainsi, pour la plupart des habitants de la planète, le bonheur serait d'abord d'avoir de quoi manger et s'abriter, et de vivre, penser et parler librement. Ce n'est que parce que ces besoins fondamentaux sont assurés pour la plupart d'entre nous, occidentaux vivant en démocratie, que nous pouvons prétendre nous occuper de nous rendre plus heureux.

Pour élémentaires et simples qu'ils soient, ces besoins fondamentaux du bonheur n'en sont pas moins indispensables.

Réjouissons-nous chaque jour de leur présence.

" Se contenter d'un peu de riz grossier et d'un peu d'eau pour vivre, de son bras replié pour dormir, et y trouver pourtant son bonheur.

Richesses et honneur ne me sont pas plus que le nuage qui passe."

Confucius

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Vendredi 22 janvier

" Pour dialoguer, il faut une langue commune étayée sur des valeurs qui ne se discutent pas, qui sont universelles. L'unique valeur universelle, c'est ce qu'une maman éprouve avec certitude quand elle a dans ses mains l'infinie fragilité du nouveau-né, au service de cette faiblesse, pour que cette faiblesse puisse grandir et devenir ce qu'elle est capable de devenir. "  Abbé Pierre.

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Mardi 19 janvier

Le temps de l’attente

« Avant que le jour se lève, Paul a encouragé tout le monde à prendre de la nourriture en disant : « c'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente sans manger, sans rien prendre ». (Actes 27-33)

Nous sommes toutes et tous dans une situation d’attente perpétuelle, les juifs du Messie, les chrétiens de son retour, les skieurs de la neige, les automobilistes du dégel, et d’autres d’un vaccin qui nous permettrait de retrouver notre vie d’avant. Mais l’attente peut être passive ou active. Les incertitudes peuvent nous empêcher de vivre, tout comme elles peuvent susciter notre imagination et nos capacités d’adaptation.

Le récit qui nous est fait en Actes 27 du naufrage que Paul fit sur l’ile de Malte, nous incite à ne pas subir mais à investir les situations telles qu’elles se présentent à nous. Demain sera autant ce que Dieu en fera, que ce que nous en ferons.

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie »

Sénèque

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Lundi 18 janvier

La leçon de Spilliaert : le paradis, c'est ici et maintenant.

La vie de nos ancêtres était si dure qu'il leur fallut inventer un lieu où le bonheur serait possible, un ailleurs dont l'homme avait été chassé, il y a bien longtemps et auquel il pouvait rêver. L'idée du paradis répondait au désir d'un bonheur certes différé, mais parfait et éternel, offert à celles et ceux dont la vie était difficile et incertaine.

C'était une belle idée, une formidable promesse.

Nous continuons parfois d'y croire, mais un autre rêve tend à remplacer aujourd'hui celui du paradis : le bonheur. Il n'y a dans ce mouvement nul hasard. Nous l'avons vu, le bonheur nous permet de nous remplir de bouffées d'éternité durant lesquelles le temps s'arrête : nous sommes alors comme immortels. Tout ce que le paradis nous promettait pour demain, le bonheur nous l'offre aujourd'hui. Ces moments magiques nous font vivre l'expérience palpable de ce que peut être le paradis. Et aussi de ce que peut être l'immortalité : ne plus craindre ce qui viendra.

Un moment de bonheur, c'est une bouffée de paradis.

Chaque fois que nous sommes heureux, nous sommes immortels.

Le paradis, c'est ici et maintenant.

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Samedi 16 janvier 2021

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Vendredi 15 janvier 2021

" Celui qui veut sauver sa vie la perdra."

J'aime cette phrase des Évangiles car elle incite à prendre des risques, à oser. Et pour qui veut réussir et mener à bien un projet, il est essentiel d'avoir ce courage-là et cette audace. Mettre sa vie en jeu, c'est à dire de risquer de perdre l'essentiel de ce que je possède, de ce que je suis, pour me dépasser, et pour vivre ma vie pleinement. Si au contraire, si je cherche à économiser, à m'économiser, je n'obtiendrai rien qui vaille la peine d'être vécu, et je passerai à côté de ma vie.

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Mardi 12 janvier 2021

38 Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.

39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : «C’est toi le Fils de Dieu!» Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

42 Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.

43 Mais il leur dit: «Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé.»

44 Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Luc chapitre 4, versets 38 à 44.

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. À l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Pour nos frères catholiques, Pierre est le premier Pape, et celui-ci était marié…Jésus guérit la mère de l’épouse de l’apôtre Pierre.

Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : «Tu es le Fils de Dieu !» Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie. Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit : «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé.» Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

Les foules voulaient le retenir. Elles avaient reconnu en Jésus une source de vie, et ne voulaient pas la perdre… Retenir Jésus, se l’accaparer pour profiter de ses bienfaits! Mais Jésus ne rentre pas dans ce jeu-là aussi leur dit-il «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé.»

En effet, Jésus n’est pas venu pour quelques-uns mais bien pour tous et nul ne peut se l’accaparer. Nul ne peut l’utiliser à son propre profit. Jésus se fait source de vie pour tous. Le Seigneur est un sujet d’adoration, non pas un objet à notre disposition.

C’est important pour nous, car à sa suite, tout chrétien doit porter le message de la bonne nouvelle autour de lui. Ceci n’est pas l’apanage des religieux mais bien de tout chrétien, de toute personne ayant rencontré Jésus et bénéficié de son pardon, de sa guérison, de sa vie ! Comme la belle-mère de Pierre qui est guérie et qui se lève pour servir ….

Par ailleurs parler du Seigneur avec ceux qui le connaissent est une chose, une bonne chose dans le partage fraternel, mais Jésus nous le dit bien, il faut parler de lui aussi à tous ceux qui ne le connaissent pas. Cela ne veut pas dire leur imposer la foi, mais simplement leur présenter le Christ et son message d’amour en leur laissant la liberté de l’accepter ou non. Comme Jésus, nous sommes, nous aussi, envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Prêcher l’évangile est une «obligation» d’amour envers nos semblables, c’est une nécessité…, «il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle» a dit notre Maître…Le faisons-nous ? Chacun déclinera cette réponse…

À Dieu soit la gloire. À Dieu seul la gloire.

Pasteur Pedro Torrejon.

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Lundi 11 janvier 2021

Le bonheur

La leçon de Courbet

Extrait de l'ouvrage "De l'art du bonheur" de Christophe André


Je connais cette plage de Palavas, peinte par Courbet.

J'y ai passé tous les étés de mon enfance.

Bien plus tard, j'y suis revenu, aux côtés d'une amie gravement malade.

Nous nous sommes assis sur cette plage pour regarder les vagues.

Sans cesse, mon esprit me replongeait dans l'idée douloureuse de sa mort prochaine. Ondes d'angoisse et de chagrin. Sans arrêt, le mouvement de la mer me ramenait vers le moment présent, c'est-à-dire vers sa vie, à cet instant précis où nous regardions ensemble l'horizon.

Il n'y avait rien de poétique, parce que mon amie souffrait. Pas de poésie mais une intensité terrifiante. Comme une grandeur et une dureté de la condition humaine, qui nous dépassait totalement. Au bruit des vagues s'ajoutait le tumulte de nos pensées, entre le passé et le présent, entre la vie et la mort, entre la paix et la douleur. Malgré le mal en elle, mon amie essayait de capter le plus possible de cet instant, qui était tout de même un instant de bonheur. Quoi qu'il arrive ensuite. Quelques jours après, elle mourait, dans la chaleur de l'été languedocien. On dit souvent qu'il ne faut retenir des disparus que leurs instants de vie et de bonheur.

Est-ce cela le bonheur ?

Pouvoir se dire à un moment : quoi qu'il me soit arrivé avant, quoi qu'il m'arrive désormais, cela valait la peine de vivre, juste pour cet instant.

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Vendredi 8 janvier 2021

Mon vœu en cette nouvelle année 2021.


J'aimerais être un peu plus joyeuse

J'aimerais me réjouir avec les autres

Je souhaiterais que quelqu'un me dise simplement

" Comment vas-tu ?

J'aime ta présence auprès de moi."

C'est tout ce que je me souhaite.

J'aimerais être un peu plus joyeuse

Une lettre, un message, même petit,

Une poignée de main, un mot affectueux,

Un sourire...

et je ressens de suite,

Que ce sont également tes attentes.

C'est tout ce que je me souhaite.

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Jeudi 7 janvier 2021

Avec l’Épiphanie, les fêtes de Noël sont arrivées à leur terme. Les bergers ont apporté leurs cadeaux, les rois mages aussi : de l’or, entre-autres ! On ne pourra pas dire que l’on n’a pas été gâté. On s’est souhaité joies, bonheur et santé en profitant de la « trêve des confiseurs ! » Mais voilà, la fête se termine et la réalité s’impose à chacun. Il faut vivre, et parfois tenter de survivre dans un monde où les intérêts, les ambitions, la politique, les pouvoirs…, génèrent des violences parfois insupportables.

L’étable et la crèche, certes, ce n’était pas spécialement confortable, mais il y avait toute cette attention, cette empathie dont on était riche et qui faisait chaud au cœur.

A présent il va falloir fuir. Prendre les routes de l’exil. Chercher et trouver une terre d’accueil. A défaut, on risque d’y laisser sa peau. Marie, Joseph et l’enfant Jésus ne sont pas seuls en route. Ils sont nombreux à chercher à s’en sortir.

Sur les routes de l'exil

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15Comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Christ,

16il leur dit à tous : Moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.

17Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point.18C'est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d'autres exhortations.

19Mais Hérode le tétrarque, étant repris par Jean au sujet d'Hérodias, femme de son frère, et pour toutes les mauvaises actions qu'il avait commises,

20ajouta encore à toutes les autres celle d'enfermer Jean dans la prison.

Luc chapitre 3, versets 15 à 20

(Lecture proposée par l’UEPAL pour aujourd’hui)

Mardi 5 janvier 2021

Tout d’abord, je vous souhaite une année 2021 bénie, malgré le moment que nous vivons et les difficultés que nous traversons et qui arriveront peut-être encore…mettons notre confiance dans les mains de notre Seigneur.

Ensuite, concernant le texte. Quelques-uns raisonnaient dans leur cœur, se demandant si Jean n’était pas le Messie. Jean saisit l’occasion pour préparer le peuple à la pensée que Jésus est incomparablement plus grand que lui. Jésus ferait deux choses : il baptiserait de l’Esprit-Saint et de feu.

Jean ne pouvait ni donner une vie nouvelle à ceux qui se repentaient et croyaient, ni exécuter la colère de Dieu sur ceux qui refusaient de le faire. Il pouvait plonger le peuple repentant dans l’eau mais un seul pouvait le baptiser du Saint Esprit. Ce langage était nouveau pour les Juifs qui n’avaient pas l’intelligence que nous avons quant au Saint Esprit ; ils croyaient à une influence divine extérieure telle que l’A.T. la révèle, mais pas à sa venue personnelle et au fait qu’il habite dans le croyant (Jean 14. 17) et dans l’assemblée (1 Corinthiens 3. 16.)

Jean-Baptiste lui-même ignorait ce qui se produirait à la Pentecôte où les croyants recevraient le baptême du Saint Esprit ; il fait sans doute allusion à Israël appelé à subir un travail divin avant de recevoir l’Esprit (Ésaïe 44. 3 ; Jérémie 31. 33, 34.) Le ministère de Jean ne se bornait pas à exhorter et à évangéliser. Il n’hésitait pas à reprendre Hérode. La droiture du précurseur lui valut d’être emprisonné par la méchanceté du monarque (verset 20).

Enfin, laissez-vous baptiser dans l’Esprit-Saint et le feu…et au début de cette année, entrez dans une autre étape de votre vie spirituelle.

À Dieu soit la gloire. À lui seul la gloire.

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Lundi 4 janvier 2021

La leçon de Bonnard : faire grandir notre intelligence du bonheur.

La vie peut être difficile, le monde dur et violent. Voilà pourquoi le bonheur doit éviter les deux écueils de la naïveté ("je serais heureux si je fais ce qui est bien") et de l'aveuglement ("tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes"). Voilà pourquoi aussi, dans sa durée - qui n'est pas une permanence, mais une répétition régulière de ses intermittences -, il relève bien d'une sagesse, ce "maximum de bonheur dans le maximum de lucidité" dont parle André Comte-Sponville. Cette sagesse sans illusions consiste, entre autres, à comprendre que le bonheur, plus qu'important, est vital.

Vieillir et grandir ? Pas si facile. On peut aussi vieillir et s'aigrir...

Comment ne pas voir que la tentation de l'amertume, du regret, du cynisme, est souvent la réponse à l'usure des corps et des cœurs? Comme si le bonheur ne dépendait que de la fraîcheur, de la jeunesse. Heureusement pour les plus vieux et malheureusement pour les plus jeunes, c'est un peu plus compliqué que cela. Ce n'est pas la jeunesse qui est la sève de l'arbre du bonheur, mais la vie même.

L'intelligence de la vie appartient à ceux

qui acceptent le temps qui passe, et continuent

de se réjouir du temps qui est là.

Cette intelligence-là, c'est aussi celle du bonheur.

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Samedi 2 janvier 2021

« Je t’enseignerai le chemin par lequel tu dois marcher. »

Psaume 32,8


Dieu d’amour,
Nous venons à toi au commencement de cette nouvelle année.
Nous te remercions pour la bonté et la fidélité que tu nous as témoignées en 2020.
Tu n’as cessé de nous appeler à toi par ta patience et tes bienfaits, par ta Parole et ton Esprit.
Nous confessons nos défaillances.
Fortifie notre fidélité à ce qui est bien et juste.

Nous déposons devant toi nos soucis, afin que tu t’en charges avec nous,
nos inquiétudes pour que tu les apaises,
nos fautes pour que tu les pardonnes,
nos pensées et nos désirs pour que tu les purifies,
nos espoirs et nos vœux pour qu’ils correspondent à ta volonté de salut pour nous.

Ton amour nous accompagne chaque jour, nous ne voulons pas l’oublier.
Cette vie nous n’avons pas à la vivre seuls. Tu es avec nous.
Conduis-nous dans cette vie et jusqu’en éternité.

Amen

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Vendredi 1er janvier 2021

Renaissance !

Par la froideur d’une nuit d’hiver,
Sa dernière feuille s’est détachée,
Le voilà dépouillé, peu fier,
Dans son habit noir aux bras émaciés.
Il est parti en silence,
Sans larmes, sans douleurs,
En nous faisant la révérence,
Pour rejoindre un monde meilleur.

Il était jeune, à peine un an,
Mais que de richesses accumulées,
Dans son livre d’or et d’argent,
Qu’il vient de refermer.
Il était notre arbre de vie, de rêves,
Arbre de nos rencontres, de nos promesses,
Où nous buvions à la source de sa sève,
En se laissant griser par ses caresses.
Un nouvel arbre vient de naître
Avec ses 365 feuilles, comme le précédent.
Pourra t-il témoigner de l’amitié de deux êtres !
Soif de s’éteindre passionnément ?

Nous vous souhaitons une douce année 2021.

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